La moitié des Canadiens favorables à une forme de collaboration PLC-NPD, mais pas de véritable consensus

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Dans le dernier sondage La Presse Canadienne-Harris/Décima, les Canadiens se sont prononcés sur une éventuelle collaboration entre le Parti libéral et le NPD.

Selon Doug Anderson, vice-président principal : « Il appert qu’environ la moitié des Canadiens sont réceptifs à une certaine forme de collaboration entre le Parti libéral et le NPD. À l’heure actuelle cependant, la façon de mettre en œuvre une telle collaboration ne fait pas l’unanimité et ceux qui souhaitent voir les deux partis travailler de concert préféreraient qu’il s’agisse d’une “collaboration” plutôt que d’une “coalition” ou d’une “fusion” ».

Les répondants devaient indiquer laquelle des quatre options suivantes ils préféreraient que le NPD et le Parti libéral choisissent pour travailler ensemble :

• Former une coalition parlementaire après les prochaines élections pour tenter de former le gouvernement
• Fusionner les deux partis avant les prochaines élections
• Conclure une entente de collaboration en vertu de laquelle les deux partis continueraient d’exister séparément, mais ne présenteraient pas de candidat dans les circonscriptions où le candidat de l’autre parti aurait des chances de l’emporter
• Ne pas du tout collaborer


• À l’échelle nationale, 14 % des gens pensent que former une coalition parlementaire après les prochaines élections pour tenter de former le gouvernement représente la meilleure avenue. Les Québécois (19 %), les libéraux (21 %), les néo-démocrates (21 %), les verts (17 %) et les bloquistes (25 %) sont plus favorables que la moyenne à une telle initiative.
• Fusionner les deux partis avant les prochaines élections reçoit l’appui de 13 % des gens. Les résidants du Manitoba et de la Saskatchewan (18 %), les verts (25 %), les néo-démocrates (16 %) et les répondants dont le revenu annuel du ménage est supérieur à 100 000 $ (17 %) sont plus favorables que la moyenne à une telle initiative.
• Conclure une entente de collaboration en vertu de laquelle les deux partis continueraient d’exister séparément, mais ne présenteraient pas de candidat dans les circonscriptions où le candidat de l’autre parti aurait des chances de l’emporter est la forme de collaboration qui recueille le plus d’appuis, 28 % des gens croient qu’il s’agit de l’avenue que devraient suivre les deux partis. L’accueil réservé à cette initiative est plus marqué dans les provinces de l’Atlantique (31 %), au Manitoba et en Saskatchewan (34 %), chez les moins de 35 ans (31 %), les libéraux (35 %), les néo-démocrates (40 %), les verts (32 %), les femmes (33 %), ainsi que chez les personnes dont le revenu annuel du ménage est inférieur à 60 000 $ (31 %).
• Trois Canadiens sur dix (30 %) préféreraient que les deux partis ne collaborent pas du tout. Les résidants de l’Alberta (39 %), les plus de 50 ans (34 %), les conservateurs (50 %) et les hommes (35 %) choisissent cette option plus souvent que la moyenne des autres répondants.