Selon Doug Anderson, vice-président principal : « La plupart des Canadiens pensent qu’il est déjà arrivé à des députés de demander des remboursements auxquels ils n’avaient pas droit et s’inquiètent que les députés refusent de permettre à la vérificatrice générale de faire une vérification publique des demandes de remboursement. Le refus a probablement pour effet d’accroître l’inquiétude à l’égard de ce genre de comportement et le sondage laisse entendre que si un parti prônait la publication des demandes de remboursement, sa cote de popularité pourrait connaître une nette amélioration ».
• La majorité des gens savent que les députés refusent de permettre à la vérificatrice générale de faire une vérification publique de leurs demandes de remboursement. À l’échelle nationale, 64 % des répondants ont vu des reportages à ce sujet, alors que 36 % d’entre eux n’en ont pas vu. Les Canadiens plus âgés sont nettement plus susceptibles que les plus jeunes d’avoir vu des reportages à ce sujet, même si dans tous les groupes d’âge, voire dans tous les groupes démographiques, la majorité des gens ont vu des reportages à ce sujet.
• La plupart des gens s’inquiètent de la position des députés. 85 % des Canadiens trouvent inquiétant que les députés refusent de permettre à la vérificatrice générale d’examiner leurs dépenses et la majorité d’entre eux (52 %) trouvent cela très inquiétant. D’ailleurs, dans toutes les régions, sauf au Québec, la majorité des gens trouvent ces reportages « très inquiétants ». Dans tous les groupes démographiques et dans toutes les régions, plus de 2 Canadiens sur 4 les trouvent très inquiétants.
• La plupart des gens croient qu’il est probable que les demandes de remboursement ne suivent pas toutes les règles. À l’échelle nationale, 80 % des répondants croient qu’il est probable que des députés demandent des remboursements qui vont à l’encontre des règles en vigueur, tandis qu’à peine 12 % d’entre eux croient que c’est improbable. Ce point de vue prévaut d’un océan à l’autre et dans tous les groupes démographiques où jamais moins de 76 % des répondants indiquent qu’il est probable que des demandes de remboursement aillent à l’encontre des règles en vigueur.
• Parmi les répondants qui trouvent très inquiétant que les députés refusent la vérification, 90 % indiquent qu’il est probable que des demandes aillent à l’encontre des règles. Parmi les répondants qui ne trouvent « pas tellement inquiétants » ce refus, la majorité d’entre eux (52 %) croient qu’il est probable que des députés demandent des remboursements qui vont à l’encontre des règles en vigueur.
• Les données laissent supposer que si un parti annonçait qu’il appuie la publication des demandes de remboursement des dépenses, sa cote de popularité pourrait connaître une nette amélioration. Dans l’ensemble, si un parti se disait favorable à la publication des demandes de remboursement, la pluralité (45 %) des répondants ne changeraient pas d’allégeance politique, mais 41 % d’entre eux seraient plus susceptibles de voter pour ce parti alors qu’à peine 9 % d’entre eux seraient moins susceptibles de le faire. Il semble donc qu’adopter une telle position comporterait plus d’avantages que de risques. Les Canadiens plus âgés, les néo-démocrates et les ménages à plus faible revenu sont plus enclins que les autres à dire qu’ils voteraient pour un parti qui serait pour la publication des demandes de remboursement des dépenses.